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Louis Anquetin (Etrépagny 1861 – 1932 Paris)

Autoportrait en Rembrandt

Huile sur toile

100 x 81 cm

Un certificat d'authenticité établi par la galerie Brame et Laurenceau, en date du 20 février 2020, sera remis à l'acquéreur

Originaire de l'Eure, Louis Anquetin commence très jeune les cours de dessin. Dès la fin de son service militaire, en 1882, il s'installe à Paris pour poursuivre une carrière d'artiste et entre dans l'atelier de Léon Bonnat. Il y fait la rencontre de Toulouse-Lautrec, qu'il accompagne régulièrement dans les cabarets Montmartrois. Il passe ensuite dans l'atelier de Fernand Cormon, véritable creuset où se forment de jeunes talents aussi doués que Vincent van Gogh ou Emile Bernard. Ayant découvert l'impressionnisme grâce à Monet, Anquetin et ses amis, ont le désir d'aller au-delà et de créer un style plus moderne. Il s'intéresse aux recherches divisionnistes de Seurat ; mais c'est avec Bernard qu'il met au point le cloisonnisme. Inspiré en partie des gravures japonaises et des vitraux, ce style fera sa renommée. Il expose au Café du Tambourin aux côtés de van Gogh et Bernard, au Grand Bouillon puis au Salon des Indépendants à partir de 1888.

En 1894, lors d'un voyage en Belgique et en Hollande, avec son ami de toujours Toulouse-Lautrec, il a une révélation et sa démarche artistique change. Sa découverte des maîtres flamands et hollandais remet en question sa perception de l'art.Il admire le style fluide et brillant de ces peintres, à côté desquels ses propres œuvres lui paraissant laborieuses et ternes. Il tourne alors peu à peu le dos à la modernité et revient à un art classique, influencé par la peinture flamande du XVIIème siècle, qui le conduit à prendre Rubens comme modèle. Motivé par la compréhension de ce siècle d'or, il étudie pendant quatre ans l'anatomie dans le laboratoire du Professeur Arroux à Clamart. Anquetin pense que les grands maîtres avaient une parfaite connaissance de l'anatomie, ce qui leur donnait une grande liberté pour peindre les figures sans avoir recours à des modèles. Il expérimente les techniques de l'huile, recherchant les méthodes des maîtres anciens. Il ira jusqu'à publier en 1924 “Rubens, sa technique, analyse des tableaux de la Galerie de Médicis au Louvre”.

 

Son admiration pour les grands maîtres s'illustre notamment dans une série d'autoportraits. Dans cet exercice de style, il se représente en s'inspirant de la manière rubénienne, ou comme ici, de la technique et de la palette de Rembrandt. La présente huile, jusqu'à ce jour inconnue, est un ajout important au corpus de son œuvre, témoignage de ce séjour déterminant en Hollande.

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